Veilleurs devant l'Archevêché de Paris
Lettre du 16 décembre 2024
LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 169ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H A 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME



Chers Amis,


En regardant à la télévision la cérémonie de la réouverture de Notre-Dame, je pensais à ce passage de Huysmans, dans Les foules de Lourdes, où il assassine le mauvais goût des sanctuaires de Lourdes, qui à son époque n’avaient pas encore été rendus un peu plus supportables par la patine du temps : « La laideur de tout ce que l’on voit, ici, finit par n’être pas naturelle, car elle est en dehors des étiages connus ; l’homme seul, sans une suggestion, issue des gémonies de l’au-delà, ne parviendrait pas à déshonorer Dieu de la sorte ; c’est, à Lourdes, une telle pléthore de bassesse, une telle hémorragie de mauvais goût, que, forcément, l’idée d’une intervention du Très-Bas s’impose. »

Voir le 7 décembre Notre-Dame ressuscitée, non sans doute comme au XIIIe siècle, mais au moins telle que restaurée par Viollet-Le-Duc, provoquait une grande émotion. Pourquoi a-t-on imposé à ce poème de pierre, l’outrage de ce mobilier de bronze de Guillaume Bardet pour théâtre de Brecht et surtout ces ornements clownesques de l’archevêque et de ses deux diacres conçus par Jean-Charles de Castelbajac ?

Parce qu’en France, pays de la Révolution, la doctrine de nos « élites » est qu’il faut insérer dans les joyaux de notre patrimoine architectural les plus bas et vulgairement criard de l’art contemporain. C’est ainsi que, depuis bien des années, on défigure systématiquement Paris, le Palais Royal, les cours du Louvre, la place Vendôme, la place du Panthéon, le Champ de Mars, etc., par des objets qui sont mis là, on peut le dire, pour souiller la plus belle ville du monde. Imagine-t-on de pareils sacrilèges esthétiques dans le centre historique de Rome ou à Venise ? Eh bien, à Notre-Dame, c’est notre archevêque qu’on a déguisé en vert, blanc, rouge, bleu, pour cette triste action, alors que les sacristies de la cathédrale contiennent des trésors de paramentique, notamment des ornements gothiques du XIXe siècle d’une exceptionnelle qualité.

Excusez, je vous prie, ma colère. En fait, je pourrais m’en tenir à me désoler de la platitude et à l’indigence de l’office de liturgie nouvelle imposée à notre cathédrale, au milieu duquel, il est vrai, on avait des éclairs de musique vocale et d’orgue. Mais évidemment ce qui manquait cruellement, c’est la liturgie qui si longtemps avait vécu dans Notre-Dame et l’avait fait vivre (voyez la messe pontificale de Noël célébrée par le cardinal Suhard en 1948 : http://www.ina.fr/video/VDF07000663), qui faisait cruellement défaut.

Depuis le Concile, elle a eu, il est vrai, quelques permissions de s’introduire dans la cathédrale. Le 2 juillet 1988, le jour de la publication du motu proprio Ecclesia Dei, le cardinal Lustiger lui-même célébrait une messe traditionnelle à Notre-Dame, guidé par l’abbé Henry de Villefranche, devant une foule compacte. Ou encore, le 7 juillet 2017, une messe solennelle était célébrée par l’abbé Marc Guelfucci pour le dixième anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum. Et aussi, les messes de départ du Pèlerinage de Chrétienté, le samedi de la vigile de la Pentecôte, jusqu’à ce que l’incendie ait conduit à célébrer ces messes à Saint-Sulpice.

Mais la messe traditionnelle aura-t-elle quelque occasions de s’introduire dans Notre-Dame rénovée ? La Lettre 1135 de Paix liturgique, du 6 décembre dernier, répétait une proposition faite déjà il y a deux ans par Paix liturgique : réserver dans Notre-Dame de Paris une chapelle pour le rite traditionnel, comme la primatiale d’Espagne, la cathédrale de Tolède, comprend une chapelle où est célébrée l’antique rite mozarabe. Il serait en effet normal que soit présente dans le lieu moralement central du catholicisme français la vénérable liturgie qui y fut en usage de manière immémoriale et qui est actuellement célébrée dans plus de 450 lieux de culte en notre pays.

Pour l’heure, de même que les fidèles catholiques parisiens, le jour de la réouverture de l’édifice étaient retenus à l’extérieur, sur le parvis, dans la nuit, cependant que les grands de ce monde se congratulaient dans la nef, nous aussi, veilleurs du rite romain traditionnel persécuté, nous disons le chapelet sur le pavé, devant les bureaux de l’archevêché, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, cependant qu’ à Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simon Bolivar, XIXe, d’autres veilleurs le récitent le mercredi à 17h, et que devant Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, XIVe, ils le récitent le dimanche à 18h15.

Mais nous ne resterons pas éternellement dehors…


Echos de Veilles : Un passant s’arrête « Vous avez raison de demander le maintien de la liturgie traditionnelle sur Paris Je suis un fidèle de Rambouillet, une communauté à qui l’on a concédé il y a presque 15 ans une messe dominicale par mois et promis qu’après un temps d’observation ou l’on pourrait mesurer la réalité et la loyauté de notre groupe l’on nous accorderai la célébration dominicale de la messe plus régulièrement et bien à mon vif regret je pense que nous nous sommes fait complètement avoir ! et sachez le quinze après notre première demande le diocèse ne nous a pas accordé d’autres célébrations dominicales Je sais que des jeunes fidèles envisagent de lancer une messe hebdomadaire devant l’Eglise et beaucoup d’entre nous les encourageons à agir dans ce sens alors bravo pour votre constance surtout aujourd’hui qu’il fait particulièrement froid « Christus Imperat !


En union de prière et d’amitié.


Christian Marquant

contact@veilleurs-paris.fr.


169th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS

FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS

IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS




As I watched on TV the ceremony of the reopening of Notre Dame, I thought of this passage from Huysmans, in Les foules de Lourdes/The crowds of Lourdes, where he lambasts the bad taste of the shrines at Lourdes, which in his time had not yet become a little more bearable due to the patina of time: “The ugliness of everything we see here ends up not being natural, because it is beyond all known scales; man alone, without a suggestion coming from the groans of the beyond, would not succeed in dishonouring God in this way; there is, in Lourdes, such baseness, such a haemorrhage of bad taste, that, inevitably, the idea of an intervention by the His Lowness, the Lowest one imposes itself to our minds.

Seeing Notre Dame resurrected on December 7, probably not as it was in the 13th century, but at least as restored by Viollet-Le-Duc, provoked great emotion. Why has one forced upon this stone poem the indignity of the bronze mobiliary by Guillaume Bardet, which seem to have come directly from a Brecht play, and especially of these clownish ornaments of the archbishop and his two deacons, designed by Jean-Charles de Castelbajac? Because in France, the country of the Revolution, the doctrine of our “elites” is that we must insert into the jewels of our architectural heritage the lowest and most vulgarly strident contemporary art. This is how, for many years, Paris, the Palais Royal, the courtyards of the Louvre, Place Vendôme, Place du Panthéon, Champ de Mars, etc., have been systematically disfigured by the objects one has decided to place therein, so as to profane, we might say, the most beautiful city in the world. Can we imagine such aesthetic sacrileges in the historic centre of Rome or Venice? Well, at Notre-Dame, it is our archbishop who has been dressed up in green, white, red, blue, for this sad event, while the sacristies of the cathedral harbour splendid treasures in terms of the art of sacred vestments, in particular the 19th century Gothic vestments, of exceptional quality.

Please excuse my anger. In fact, I could limit myself to lamenting the monotony and the indigence of the new liturgy imposed on our cathedral, in the midst of which, it is true, there were flashes of vocal and organ music. But evidently what has been cruelly lacking is the liturgy that lived in Notre-Dame for so long and that had always given it life (see the pontifical Christmas mass celebrated by Cardinal Suhard in 1948: http://www.ina.fr/video/VDF07000663).

It is true that since the Council the old liturgy has been occasionally allowed to enter the cathedral. On July 2, 1988, the day of the publication of the motu proprio Ecclesia Dei, Cardinal Lustiger himself celebrated a traditional Mass at Notre-Dame before a large crowd, having as Master of Ceremonies Father Henry de Villefranche. Then, on July 7, 2017, Father Marc Guelfucci also celebrated a solemn Mass on the occasion of the tenth anniversary of the motu proprio Summorum Pontificum. And there were also the Masses opening the Pilgrimage of Christianity, on the Saturday of the Vigil of Pentecost, until the fire forced these Masses to be celebrated at Saint-Sulpice.

But will the traditional Mass have any chance of making its way into the renovated Notre-Dame once again? I would draw your attention to the Letter 1135 of Paix Liturgique, dated December 6, wherein a proposal already made two years before by Paix Liturgique was presented anew: to reserve a chapel in Notre-Dame de Paris for the traditional rite, as in the “primada” of Spain, the cathedral of Toledo, where one may find a chapel for the ancient Mozarabic rite to be celebrated. In fact, it would be normal for the venerable liturgy that has been practiced there since time immemorial, and which is currently celebrated in more than 450 places of worship in our country, to be present in this place which is morally central to French Catholicism. For the moment, just as on the day of the reopening of the building, the Parisian Catholic faithful were kept outside, in the square, during the evening, while the high and mighty of this world congratulated each other in the nave, we too, sentinels of the persecuted traditional Roman rite, pray the rosary on the sidewalk, in front of the offices of the archdiocese, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, from Monday to Friday, from 1 to 1.30 p.m., while other sentinels pray it at Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, on Wednesdays at 5 p.m., and in front of Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, on Sundays at 6.15 p.m.

But we will not stay outside forever...


Echoes of the vigils: a passer-by stops: “You are right to ask that the traditional liturgy be maintained in Paris. I am a faithful of Rambouillet, a community which was granted one Sunday Mass a month almost 15 years ago and was promised that, after a loyal period of observation in order to be able to measure the engagement and regularity of our group, we would be granted the celebration of Sunday Mass more regularly, but, much to my deep regret, I believe that we have been completely deceived! And I can tell you that, on the fifteenth, after our first request, the diocese did not grant us other Sunday celebrations. I know that the young faithful are considering launching a regular Mass in front of the church and many of us encourage them to act in this way. So “bravo” for your constancy, especially in these days when it is so very coldChristus Imperat!


169ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA

PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE

DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI




Mentre guardavo in televisione la cerimonia di riapertura di Notre-Dame, ho pensato a questo passaggio di Huysmans, in Les foules de Lourdes/Le moltitudini di Lourdes, dove massacra il cattivo gusto dei santuari di Lourdes, che ai suoi tempi non erano ancora diventati un po’ più sopportabili a causa della patina del tempo: “La bruttezza di tutto ciò che vediamo qui finisce per non essere naturale, perché è fuori da ogni scala conosciuta al mondo; l'uomo solo, senza un suggerimento arrivatogli dai pianti e gemiti dell'aldilà, non riuscirebbe disonorare Dio in questo modo; c’è, a Lourdes, una tale bassezza, una tale emorragia di cattivo gusto, che, inevitabilmente, ci si impone l’idea di un intervento del Bassissimo. »

Vedere Notre-Dame resuscitare il 7 dicembre, probabilmente non come nel XIII secolo, ma almeno come era stata restaurata da Viollet-Le-Duc, ha suscitato grande emozione. Perché allora imporre a questo poema di pietra l'indegnità di questi mobili in bronzo di Guillaume Bardet tratti dal palcoscenico di un'opera di Brecht, e soprattutto di questi ornamenti clowneschi dell'arcivescovo e dei suoi due diaconi, disegnati da Jean-Charles de Castelbajac?

Perché in Francia, paese della Rivoluzione, la dottrina delle nostre “élite” è che dobbiamo inserire l’arte contemporanea più bassa e più volgarmente stridente nei gioielli del nostro patrimonio architettonico. È così che, da molti anni, Parigi, il Palazzo Reale, i cortili del Louvre, Place Vendôme, Place du Panthéon, Champs de Mars, ecc., vengono sistematicamente disfigurati dagli oggetti che vi hanno messi dentro, per, possiamo dirlo, profanare la città più bella del mondo. Possiamo forse immaginare dei simili sacrilegi estetici nel centro storico di Roma o Venezia? Ebbene, a Notre-Dame, è il nostro arcivescovo che si è mascherato di verde, bianco, rosso, blu, per questo triste evento, mentre le sagrestie della cattedrale custodiscono splendidi tesori dell’arte dei paramenti, in particolare i parati gotici del XIX secolo, di eccezionale qualità.

Per favore, dovete scusare la mia rabbia. Potrei infatti limitarmi a lamentare la monotonia e l'indigenza della nuova liturgia imposta alla nostra cattedrale, in mezzo alla quale, è vero, si intravedevano musiche vocali e organistiche. Ma evidentemente ciò che mancava crudelmente era la liturgia che ha vissuto così a lungo a Notre-Dame e che le aveva sempre dato vita (vedi la messa pontificale di Natale celebrata dal cardinale Suhard nel 1948: http://www.ina.fr/video/VDF07000663).

È vero che a partire dal Concilio alla liturgia antica gli è stato occasionalmente permesso di entrare nella cattedrale. Il 2 luglio 1988, giorno della pubblicazione del motu proprio Ecclesia Dei, lo stesso cardinale Lustiger celebrò una messa tradizionale a Notre-Dame davanti a una folla compatta, guidato da Padre Henry de Villefranche. Poi, il 7 luglio 2017 anche padre Marc Guelfucci ha celebrato una messa solenne in occasione del decennale del motu proprio Summorum Pontificum. E c'erano ancora le messe di apertura del Pellegrinaggio di Notre Dame de la Chrétienté, il sabato della vigilia di Pentecoste, finché l'incendio costrinse a celebrare queste messe a San Sulpicio.

Ma la messa tradizionale avrà di nuovo la possibilità introdursi nella rinnovata Notre-Dame? La lettera 1135 di Paix Liturgique, del 6 dicembre, riprende una proposta già avanzata due anni fa dalla stessa Paix Liturgique: riservare una cappella a Notre-Dame de Paris per il rito tradizionale, come nella “primada” di Spagna, la cattedrale di Toledo dove torviamo una cappella per la celebrazione dell'antico rito mozarabico. Sarebbe infatti normale che la veneranda liturgia che vi era praticata da tempo immemorabile, e che attualmente è celebrata in più di 450 luoghi di culto del nostro Paese, fosse presente in questo luogo moralmente centrale del cattolicesimo francese.

Per il momento, come avvenne che il giorno della riapertura dell'edificio i fedeli cattolici parigini sono rimasti fuori, in piazza, di notte, mentre nella navata si congratulavano i grandi di questo mondo, anche noi, sentinelle del rito romano tradizionale perseguitato, preghiamo il rosario sul marciapiede, davanti agli uffici arcivescovili, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13 alle 24 13,30, mentre altre sentinelle lo pregano a Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, il mercoledì alle 17, e davanti a Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, la domenica alle 18,15.

Ma non rimarremo fuori per sempre...


Echi delle veglie: un passante si ferma: “Fate bene a chiedere che a Parigi si mantenga la liturgia tradizionale. Sono un fedele di Rambouillet, una comunità a cui quasi 15 anni orsono fu concessa una messa domenicale al mese e ci era stato promesso che, dopo un leale periodo di osservazione per poter misurare la realtà e l’assiduità del nostro gruppo, ci sarebbe stato concesso la celebrazione della Messa domenicale con maggiore regolarità, ma, ed è con profondo rammarico che lo dico, sono convinto che siamo stati completamente ingannati! Infatti, posso dirvi che, il 15, dopo la nostra prima richiesta, la diocesi non ci ha concesso qualsiasi altra celebrazione domenicali. So che i giovani fedeli stanno pensando di lanciare una Messa regolare davanti alla chiesa e molti di noi li incoraggiamo a farlo. Quindi “bravo” per la vostra perseveranza, soprattutto in questi giorni in cui fa così tanto freddo “Christus Imperat!


SEMANA 169: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES

EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL

DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS




Mientras miraba por televisión la ceremonia de reapertura de Notre-Dame, pensé en ese pasaje de Huysmans, en Les foules de Lourdes (Las multitudes de Lourdes), donde asesina el mal gusto de los santuarios de Lourdes, que en su época aún no se habían tornado un poco más soportables por la pátina del tiempo: «La fealdad de todo lo que aquí vemos acaba no siendo natural, porque está fuera de todas las escalas que se conocen; el hombre solo, sin una sugestión proveniente de los gemidos del más allá, no lograría deshonrar a Dios de esta manera; hay, en Lourdes, tamaña bajeza, tal hemorragia de mal gusto, que, inevitablemente, se impone la idea de una intervención del Bajísimo

Ver Notre-Dame resucitada el 7 de diciembre, probablemente no como en el siglo XIII, pero al menos tal como la restauró Viollet-Le-Duc, provocó una gran emoción. ¿Por qué se impuso a este poema de piedra los indignos muebles de bronce de Guillaume Bardet, que parecen salidos de una obra de teatro de Brecht y, especialmente, esos ornamentos payasescos del arzobispo y sus dos diáconos diseñados por Jean-Charles de Castelbajac?

Porque en Francia, país de la Revolución, la doctrina de nuestras «élites» es que debemos injertar en las joyas de nuestro patrimonio arquitectónico el arte contemporáneo más bajo y de la más vulgar estridencia. Así es como, desde hace muchos años, en París, el Palais Royal, la explanada del Louvre, la plaza Vendôme, la plaza del Pantéon, el Champ de Mars, etc., han sido sistemáticamente desfigurados por los objetos que allí se pusieran, para, podemos decirlo, así profanar la ciudad más bella del mundo. ¿Podemos imaginar tales sacrilegios estéticos en el centro histórico de Roma o en Venecia? Pues bien, en Notre-Dame, es nuestro arzobispo quien ha sido disfrazado de verde, blanco, rojo, azul, para esta triste acción, mientras que las sacristías de la catedral contienen paramentos que son verdaderos tesoros, en particular ornamentos góticos del siglo XIX, de excepcional calidad.

Por favor disculpen mi enojo. De hecho, podría limitarme a lamentar la monotonía y la indigencia del oficio de la nueva liturgia impuesto a nuestra catedral, en medio del cual, es cierto, hubo destellos de música vocal y de órgano. Pero evidentemente lo que cruelmente ha faltado fue la liturgia que había vivido durante tanto tiempo en Notre-Dame y que siempre le había dado vida (véase la misa pontifical de Navidad celebrada por el cardenal Suhard en 1948: http://www.ina.fr/video/VDF07000663).

Es cierto que desde el Concilio se ha permitido alguna vez la antigua liturgia en la catedral. El 2 de julio de 1988, día de la publicación del motu proprio Ecclesia Dei, el propio cardenal Lustiger celebró una misa tradicional en Notre-Dame, guiado por el abad Henry de Villefranche, ante una multitud compacta. Y el 7 de julio de 2017, el padre Marc Guelfucci celebró también una misa solemne con motivo del décimo aniversario del motu proprio Summorum Pontificum. Y hubo también las misas de inicio de la Peregrinación de Nuestra Señora de la Cristiandad, el sábado de la Vigilia de Pentecostés, hasta que el incendio obligó a celebrar estas misas en San Sulpicio.

¿Pero tendrá la misa tradicional alguna oportunidad de introducirse en la renovada Notre-Dame? El Correo 1135 de Paix Liturgique, del 6 de diciembre, repetía una propuesta hecha hace ya dos años por la misma Paix Liturgique: reservar una capilla en Notre-Dame de París para el rito tradicional, como en la sede primada de España, la catedral de Toledo, donde hay una capilla en la que se celebra el antiguo rito mozárabe. De hecho, sería normal que la venerable liturgia que allí se practicaba desde tiempos inmemoriales, y que actualmente se celebra en más de 450 lugares de culto en nuestro país, estuviera presente en este que es lugar moralmente central del catolicismo francés.

Por el momento, así como el día de la reapertura del edificio, los fieles católicos parisinos se quedaron afuera, en la plaza, por la noche, mientras los grandes de este mundo se felicitaban en la nave, también nosotros, centinelas del rito romano tradicional perseguido, rezamos el rosario en la acera, frente a las oficinas del arzobispado, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13.30 horas, mientras que otros centinelas lo rezan en Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, los miércoles a las 17 horas, y frente a Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, los domingos a las 18.15 horas.

Pero no nos quedaremos afuera para siempre...


Ecos de las vigilias: un transeúnte se detiene: «Tenéis razón al pedir que se mantenga la liturgia tradicional en París. Soy fiel de Rambouillet, una comunidad a la que hace casi 15 años se le concedió una misa dominical al mes y se le prometió que, después de un período de observación para poder medir la realidad y la lealtad de nuestro grupo, se nos concedería la celebración de la misa dominical con mayor regularidad y, muy a mi pesar, ¡creo que hemos sido completamente engañados!, y les puedo decir que, el día quince, después de nuestra primera solicitud, la diócesis no nos concedió otras celebraciones dominicales. Sé que los jóvenes fieles están considerando lanzar una misa regular frente a la Iglesia y muchos de nosotros los animamos a actuar en ese sentido. Así que “bravo” por vuestra constancia, especialmente en estos días cuando hace mucho frío ¡Christus imperat!».


169. WOCHE: DIE WÄCHTER SETZEN IHRE GEBETE

FÜR DIE VERTEIDIGUNG DER TRADITIONELLEN MESSE

VOR DER ERZDIÖZESE VON PARIS FORT




Als ich im Fernsehen die Zeremonie zur Wiedereröffnung von Notre Dame sah, musste ich an diese Passage aus Huysmans‘ Buch „Die Menschenmassen von Lourdes“ denken, in dem er den schlechten Geschmack der Heiligtümer von Lourdes anprangert, die zu seiner Zeit durch die Patina der Zeit noch nicht ein bisschen erträglicher geworden waren: „Die Hässlichkeit von allem, was wir hier sehen, ist letztlich nicht natürlich, denn sie übersteigt alle bekannten Maßstäbe; allein der Mensch würde es ohne eine Anregung aus dem Stöhnen des Jenseits nicht schaffen, Gott auf diese Weise zu entehren; in Lourdes herrscht eine solche Gemeinheit, ein solcher Blutfluss an schlechtem Geschmack, dass sich uns unweigerlich die Idee einer Intervention des Niedrigsten aufdrängt.“

Notre Dame am 7. Dezember wiederauferstanden zu sehen, wahrscheinlich nicht so, wie es im 13. Jahrhundert war, aber zumindest so, wie es von Viollet-Le-Duc restauriert wurde, löste große Emotionen aus. Warum hat man diesem steinernen Gedicht die Demütigung des bronzenen Mobiliars von Guillaume Bardet aufgezwungen, das direkt aus einem Brecht-Stück zu stammen scheint, und vor allem dieser clownesken Gewänder des Erzbischofs und seiner beiden Diakone, die von Jean-Charles de Castelbajac entworfen wurden? Weil in Frankreich, dem Land der Revolution, die Doktrin unserer „Eliten“ ist, dass wir in die Juwelen unseres architektonischen Erbes die niedrigste und vulgärste, schrillste zeitgenössische Kunst einfügen müssen. So wurden über viele Jahre hinweg Paris, der Palais Royal, die Höfe des Louvre, der Place Vendôme, der Place du Panthéon, das Champ de Mars usw. systematisch durch die Objekte entstellt, die man dort zu platzieren beschloss, um, so könnte man sagen, die schönste Stadt der Welt zu entweihen. Können wir uns solche ästhetischen Sakrilegien im historischen Zentrum von Rom oder Venedig vorstellen? Nun, in Notre-Dame ist es unser Erzbischof, der für diesen traurigen Anlass in Grün, Weiß, Rot und Blau gekleidet wurde, während die Sakristeien der Kathedrale prächtige Schätze der Sakralgewänderkunst beherbergen, insbesondere die gotischen Gewänder des 19. Jahrhunderts von außergewöhnlicher Qualität.

Bitte entschuldigen Sie meinen Ärger. Tatsächlich könnte ich mich darauf beschränken, die Monotonie und die Armut der neuen Liturgie zu beklagen, die unserer Kathedrale aufgezwungen wurde, in deren Mitte es zwar immer wieder Aufblitzen von Vokal- und Orgelmusik gab. Aber offensichtlich fehlte grausam die Liturgie, die so lange in Notre-Dame gelebt hat und ihr immer Leben eingehaucht hat (siehe die pontifikale Weihnachtsmesse, die 1948 von Kardinal Suhard zelebriert wurde: http://www.ina.fr/video/VDF07000663).

Es stimmt, dass seit dem Konzil die alte Liturgie gelegentlich in die Kathedrale aufgenommen wurde. Am 2. Juli 1988, dem Tag der Veröffentlichung des Motu proprio Ecclesia Dei, zelebrierte Kardinal Lustiger selbst vor einer großen Menschenmenge eine traditionelle Messe in Notre-Dame, wobei Pater Henry de Villefranche als Zeremonienmeister fungierte. Am 7. Juli 2017 zelebrierte Pater Marc Guelfucci ebenfalls eine feierliche Messe anlässlich des zehnten Jahrestages des Motu proprio Summorum Pontificum. Und dann gab es noch die Messen zur Eröffnung der Pilgerfahrt der Christenheit am Samstag vor Pfingsten, bis der Brand dazu führte, dass diese Messen in Saint-Sulpice gefeiert werden mussten.

Aber wird die traditionelle Messe überhaupt eine Chance haben, wieder ihren Weg in die renovierte Notre-Dame zu finden? Ich möchte Ihre Aufmerksamkeit auf den Brief 1135 von Paix Liturgique vom 6. Dezember lenken, in dem ein Vorschlag, den Paix Liturgique bereits zwei Jahre zuvor gemacht hatte, erneut unterbreitet wurde: eine Kapelle in Notre-Dame de Paris für den traditionellen Ritus zu reservieren, wie es in der „Primada“ Spaniens, der Kathedrale von Toledo, eine Kapelle für die Feier des alten mozarabischen Ritus geben könnte. Tatsächlich wäre es normal, dass die ehrwürdige Liturgie, die dort seit jeher praktiziert wird und die derzeit in mehr als 450 Orten unseres Landes gefeiert wird, an diesem Ort präsent ist, der moralisch zentral für den französischen Katholizismus ist. So wie am Tag der Wiedereröffnung des Gebäudes die katholischen Gläubigen von Paris abends draußen auf dem Platz bleiben mussten, während die Mächtigen dieser Welt sich im Kirchenschiff gegenseitig gratulierten, so beten auch wir draußen auf dem Bürgersteig, Wächter des verfolgten traditionellen römischen Ritus; wir beten draußen den Rosenkranz vor den Büros der Erzdiözese, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, von Montag bis Freitag von 13.00 bis 13.30 Uhr, während andere Wächter ihn mittwochs um 17.00 Uhr in Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, und sonntags um 18.15 Uhr vor Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, beten.

Aber wir werden nicht für immer draußen bleiben...


Echos der Mahnwachen: Ein Passant bleibt stehen: „Sie haben Recht, wenn Sie darum bitten, dass die traditionelle Liturgie in Paris beibehalten wird. Ich bin ein Gläubiger aus Rambouillet, einer Gemeinde, der vor fast 15 Jahren eine Sonntagsmesse pro Monat gewährt wurde und der versprochen wurde, dass uns nach einer gewissenhaften Beobachtungsphase, um das Engagement und die Regelmäßigkeit unserer Gruppe messen zu können, die Feier der Sonntagsmesse regelmäßiger gestattet würde, aber zu meinem großen Bedauern weiß ich jetzt, dass wir völlig getäuscht wurden! Und ich kann Ihnen sagen, dass uns die Diözese am 15., nach unserer ersten Bitte, keine weiteren Sonntagsfeiern gestattet hat. Ich weiß, dass die jungen Gläubigen erwägen, eine regelmäßige Messe vor der Kirche einzuführen, und viele von uns ermutigen sie, dies zu tun. Also „Bravo“ für Ihre Beständigkeit, besonders in diesen Tagen, in denen es so kalt ist, „Christus Imperat!


169ª SEMANA: OS SENTINELAS CONTINUAM AS SUAS ORAÇÕES

PELA DEFESA DA MISSA TRADICIONAL

DIANTE DA ARQUIDIOCESE DE PARIS




Enquanto assistia à cerimónia de reabertura de Notre-Dame pela televisão, pensei nesta passagem de Huysmans, em Les foules de Lourdes/As multidões de Lourdes, onde chacina o mau gosto dos santuários de Lourdes, que nessa época ainda não se tinham tornado algo suportáveis pela patine do tempo: «A fealdade de tudo o que aqui vemos acaba por não ser natural, porque vai além de todas as escalas conhecidas; o homem por si só, sem uma sugestão que lhe viesse dos gemidos do além, não seria capaz de desonrar a Deus desta forma; Há, em Lourdes, tanta baixeza, tanta hemorragia de mau gosto, que, inevitavelmente, se nos impõe a ideia de uma intervenção do Baixíssimo. »

Ver Notre-Dame ressuscitada a 7 de Dezembro, provavelmente não como no século XIII, mas pelo menos tal como fora restaurada por Viollet-Le-Duc, provocou grande emoção. Porquê, então, impor a este poema de pedra a indignidade dos móveis de bronze de Guillaume Bardet, que mais parecem vindos directament de uma peça de Brecht, e, especialmente, a dos paramentos apalhaçados do arcebispo e dos seus dois diáconos, desenhados por Jean-Charles de Castelbajac?

Porque em França, país da Revolução, a doutrina das nossas “elites” é que devemos inserir a arte contemporânea mais baixa e mais vulgarmente estridente nas jóias do nosso património arquitectónico. É assim que, durante muitos anos, Paris, o Palais Royal, os pátios do Louvre, Place Vendôme, Place du Panthéon, Champ de Mars, etc., foram sistematicamente desfigurados pelos objectos que ali se lembraram de pôr, para, podemos dizê-lo, profanar a cidade mais bela do mundo. Acaso, pode alguém imaginar tais sacrilégios estéticos no centro histórico de Roma ou de Veneza? Pois bem, em Notre-Dame, é o nosso arcebispo que se disfarçou de verde, branco, vermelho, azul, para este triste evento, enquanto as sacristias da catedral guardam esplêndido tesouros da arte da paramentaria, em particular os paramentos góticos do século XIX, de excepcional qualidade.

Queiram, por favor, desculpar esta minha zanga. Na verdade, poderia limitar-me a lamentar a monotonia e a indigência da nova liturgia imposta à nossa catedral, no meio da qual, é certo, havia vislumbres de música vocal e de órgão. Mas evidentemente o que ficou cruelmente a faltar foi a liturgia que durante tanto tempo habitou em Notre-Dame e que sempre lhe deu vida (veja-se a missa pontifical de Natal celebrada pelo Cardeal Suhard em 1948: http://www.ina.fr/video/VDF07000663).

É certo que desde o Concílio de quando em vez, lá se deu permissão à antiga liturgia para entrar na catedral. A 2 de Julho de 1988, dia da publicação do motu proprio Ecclesia Dei, o próprio Cardeal Lustiger celebrou uma missa tradicional em Notre-Dame diante de uma grande multidão, tendo por cerimoniário o Padre Henry de Villefranche. Depois, a 7 de Julho de 2017, o Padre Marc Guelfucci celebrou também uma missa solene por ocasião do décimo aniversário do motu proprio Summorum Pontificum. E havia ainda as missas de abertura da Peregrinação de Notre Dame de la Chrétienté, nos sábados da vigília de Pentecostes, até que o incêndio obrigou a que estas missas fossem celebradas em Saint-Sulpice.

Mas será que a missa tradicional terá de novo a oportunidade de entrar nesta renovada Notre-Dame? A Carta 1.135 da Paix Liturgique, de 6 de Dezembro, repetia uma proposta já feita há dois anos pela própria Paix Liturgique: reservar uma capela em Notre-Dame de Paris para o rito tradicional, como no primacial de Espanha, a catedral de Toledo, onde há uma capela para a celebração do antigo rito moçárabe. Com efeito, seria normal que a venerável liturgia que ali se praticava desde tempos imemoriais, e que actualmente se celebra em mais de 450 locais de culto no nosso país, estivesse presente neste lugar moralmente central do catolicismo francês.

Por enquanto, tal como aconteceu no dia da reabertura do edifício, em que os fiéis católicos parisienses foram mantidos do lado de fora, na praça, à noite, enquanto os grandes deste mundo se felicitavam na nave, também nós, sentinelas do rito romano tradicional perseguido, rezamos o terço fora, na calçada, em frente da sede da arquidiocese, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de segunda a sexta-feira, das 13h00 às 17h00. 13h30, enquanto outros sentinelas o rezam em Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, às quartas-feiras, às 17h00, e diante de Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, aos domingos, às 18h15.

Mas não ficaremos lá fora para sempre...


Ecos das vigílias: alguém que passava para junto de nós: “Têm razão em pedir que a liturgia tradicional seja mantida em Paris. Sou um fiel de Rambouillet, comunidade à qual há quase 15 anos foi concedida uma missa dominical por mês e foi prometido que, depois de um período leal de observação para poder medir a realidade e a assiduidade do nosso grupo, nos seria concedida a celebração da Missa dominical com maior regularidade, mas, e digo-o com profundo pesar, sei agora que fomos completamente enganados! E posso dizer-vos que, no dia quinze, após o nosso primeiro pedido, a diocese não nos concedeu qualquer outra celebração dominical. Sei que os fiéis mais jovens estão a pensar lançar uma missa regular diante da igreja, e muitos de nós estamos a encorajá-los para irem avante. Assim “bravo” pela vossa constância, principalmente nestes dias em que faz tanto frio. “Christus Imperat!