
Chers Amis,
Le 27 octobre 2024, le synode sur la synodalité s’est achevé à Rome et, dans la foulée, du 5 au 10 novembre Toussaint 2024, les évêques de France se sont réunis à Lourdes. Il est fascinant de constater que ces deux assemblées, qui ont traité de l’état et de l’avenir du catholicisme, aient gardé un silence assourdissant sur le monde traditionnel et ses revendications liturgiques. Ce monde pour ces évêques de Rome et de France n’existe même pas : pas de synodalité pour les ennemis de la synodalité !
« Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ? », demande Edward Pentin dans le NCRegister (Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique). « Les communautés de messe latine traditionnelle sont florissantes dans le monde entier avec des vocations croissantes et une forte participation à la messe, mais leur existence a été ignorée lors de l’assemblée d’octobre et du rapport final du Synode sur la synodalité. » Interrogé sur le pourquoi d’un tel silence, le Cardinal Hollerich a répondu : « Nous avons discuté de choses rapportées par le peuple de Dieu, et ces gens ne nous ont pas écrit. »
Sauf votre respect, c’est faux Éminence ! « Pendant les phases de consultation mondiale du synode 2021-2024, nous dit Paix Liturgique France dans sa Lettre du 12 novembre 2024 qui fait écho au Register, les groupes traditionnels tels que la Latin Mass Society of Great Britain (LMS) et la Fédération internationale Una Voce (FIUV) ont encouragé leurs membres à soumettre des contributions, et beaucoup ont répondu en partageant leurs points de vue dans le cadre du processus synodal. […] Mais au fur et à mesure que le synode avançait, ces contributions n’ont pas été intégrées aux discussions de l’assemblée et n’ont pas été incluses dans le document final. » Pourtant, « en avril de cette année, Jean-Pierre Maugendre, qui dirige le groupe traditionnel français Renaissance Catholique, a envoyé un appel pour la pleine liberté de la messe traditionnelle directement au bureau du synode parce qu’il voulait que l’ensemble du monde traditionnel participe au synode. » Pas de réponse, pas même d’accusé de réception.
Edward Pentin a directement demandé au cardinal Höllerich, archevêque de Luxembourg, rapporteur du Synode, pourquoi les catholiques traditionnels et leurs points de vue sur les vocations et d’autres questions n’ont pas été pris en compte dans les dernières étapes du processus. Le cardinal a répondu de manière embarrassée : « J’ai des gens qui célèbrent la messe dans l’ancien rite et je suis ami avec eux. Je peux imaginer que dans un monde postmoderne, cela attire ; je ne condamne pas cela. » Ce n’est déjà pas si mal. Mais il a ajouté que le catholicisme traditionnel « n’était pas un sujet de discussion ». Et de préciser : « Nous n’étions pas contre eux ; nous n’étions pas pour eux. »
Même silence lors de l’assemblée des évêques de France à Lourdes, sur les bords du Gave. Assemblée assez morose, où bien des évêques ont reconnu que leurs diocèses devenaient des déserts sacerdotaux. À l’occasion d’un document sur « Les besoins à prendre en compte dans les diocèses pour l’accompagnement du ministère des prêtres », ils ont largement parlé des nombreux prêtres Fidei Donum arrivant d’Afrique pour boucher les trous tant bien que mal. Ils se sont demandé comment organiser leur « atterrissage », les intégrer dans le presbyterium, les associer au clergé local, entendre leur expérience. Bref, comment faire leur place respective aux « blancs » et aux « noirs », comme les fidèles dans les diocèses ruraux distinguent désormais leurs prêtres.
Mais alors, pourquoi ne pas traiter de même le clergé traditionnel et lui faire sa place, lequel, sans pouvoir remplir les trous, loin de là, pourrait redonner vie à des paroisses, des lieux de culte ? Ce serait un peu plus compliqué, mais cela mériterait bien qu’on y pense. Pourquoi ne pas réfléchir à un « vivre ensemble » de ces deux clergés et de ces deux types d’apostolat ?
J’ai déjà cité ces propos de Guillaume Cuchet dans Famille chrétienne du 12 février 2024 : « Passer de 25 % de pratiquants au début des années 60 à 1,5 % n’est pas un succès ! Certains catholiques l’ont vécu sincèrement [le Concile] comme un bon en avant doctrinal et théologique formidable mais les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Il y a là une déception profonde. » C’est ce qui explique, dit Guillaume Cuchet, en partie le boom traditionaliste : les catholiques de base essaient volontiers cette liturgie. J’ajouterais que tous nos sondages en sont la preuve répétée, martelée, assénée. G. Cuchet continue : « Alors, dans ce contexte, arrivent les traditionalistes qui disent : "Nous, on ne nous a jamais essayés. On a un diagnostic et des solutions, etc." »
Mais les évêques n’en ont cure. Ils n’entendent même pas. Comme dit le cardinal Hollerich, ce n’est pas un sujet de discussion Cette solution, même appliquée à dose expérimentale, est totalement hors sujet. Alors, attendons encore un peu. Mais l’heure approche où il faudra pour le bien des âmes imposer des solutions.
Chers Amis veilleurs, je vous le répète, vous représentez par vos prière publiques instantes un combat liturgique décisif pour l’avenir de l’Église et de sa mission. Vos chapelets parisiens devant les bureaux de l’archevêché, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simon Bolivar, XIXe, le mercredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, XIVe, le dimanche à 18h15, sont une demande continuelle pour que le monde traditionnel soit enfin entendu. Pour que tombe le mur du silence. Dites-vous que vos chapelets sont comme les sonneries de trompette des Hébreux de Josué qui faisaient le tour des murailles de Jéricho. « À la septième fois, les murailles tombèrent », dit l’alexandrin de Victor Hugo.
Echo de Veille : « Vous êtes-bien courageux et ils sont bien peu compatissants » s’exclame un passant qui se déclare "du quartier" s’adressant autant à nous qu’au groupe sortant de la maison diocésaine qui n’ont ni mot, ni regard pour les pauvres veilleurs pris dans une tourmente de neige ( le jeudi 21 novembre à 13 h ! )
En union de prière et d’amitié.
Christian Marquant
166th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS

On 27 October 2024, the synod on synodality ended in Rome, and then, from 5 to 10 November, All Saints' vacation, the bishops of France met in Lourdes. It is fascinating to note that these two assemblies, which dealt with the state and future of Catholicism, were deafeningly silent on the traditional world and its liturgical demands. This world does not even exist for these bishops of Rome and France: there is no synodality for the enemies of synodality!
“Why was the Synod so silent on the traditional Latin Mass?” asks Edward Pentin in the NCRegister (Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique). “Traditional Latin Mass communities are flourishing around the world with rising vocations and strong Mass attendance but their existence was ignored in the Synod on Synodality's October assembly and final report.” When asked about the why of such silence, Cardinal Hollerich replied: “We have discussed things brought up from the people of God, and these people have not written to us.”
With all due respect, this is false, Your Eminence! “During the worldwide consultation phases of the 2021-2024 synod”, Paix Liturgique France tells us in its letter of 12 November 2024 echoed in the Register, “traditional groups such as the Latin Mass Society of Great Britain (LMS) and the International Federation Una Voce (FIUV) encouraged their members to submit contributions, and many responded by sharing their views as part of the synodal process.. […] But as the synod progressed, those contributions failed to become part of the discussions at the assembly, nor did they make it into the final document.” However, “In April of this year, Jean-Pierre Maugendre, who heads the French traditional group Renaissance Catholique, sent an appeal for the full freedom of the traditional Mass directly to the synod office because he wanted the whole of the traditional world to participate in the synod, but the Register has learned that Maugendre received no response, not even an acknowledgement of receipt.”
Edward Pentin asked directly Cardinal Höllerich, Archbishop of Luxembourg, the Synod’s rapporteur, why traditional Catholics and their views on vocations and other issues were not taken into account in the final stages of the process. The cardinal, who was visibly ill at ease, replied: “I have people who celebrate Mass in the old rite and I’m friends with them. I can imagine in a postmodern world getting attracted by that; I do not condemn that.” It’s already something. But he added that traditional Catholicism "was not a topic for discussion." And to clarify: "We were not against them; we were not for them."
The same silence was noted during the assembly of the bishops of France in Lourdes, on the banks of the Gave. A rather sombre assembly, where many bishops recognised that their dioceses were becoming deserts as far as clergy is concerned. On the occasion of a document on "What needs to be considered in the dioceses in order to support the ministry of priests", there was much talk about the numerous Fidei Donum priests who arrive from Africa to fill in the gaps as best they can. They wondered how to organise their "landing", integrate them into the presbyterate, associate them with the local clergy, listen to their experience. In short, how to find a place for "whites" and "blacks", as the faithful of rural dioceses now tend to distinguish their priests.
But then, why not treat the traditional clergy in the same way and make room for them, who, without being able to fill the gaps, far from it, may nonetheless breathe new life into the parishes and places of worship? It would be a little more complicated, but it would be worth thinking about it. Why not think about a “coexistence” between these two kinds of clerics and these two types of apostolate?
I have already quoted these words of Guillaume Cuchet in Famille Chrétienne of February 12, 2024: “Going from 25% of practicing members at the beginning of the 1960s to 1.5% is not a success! Some Catholics sincerely experienced it [the Council] as a tremendous doctrinal and theological leap, but the results simply did not arrive. There is in that a deep disappointment.” This, says Guillaume Cuchet, is what partly explains the traditionalist boom: “grass-roots” Catholics willingly try out this liturgy. I would add that all our surveys are a constant proof of this, which they have repeated, hammered and reaffirmed. G. Cuchet continues: “So, in this context, traditionalists come along and say: ‘We have been put to the test, we have a diagnosis and solutions, etc. ’”
But the bishops do not care, they do not pay any notice of that. They do not even listen. As Cardinal Hollerich says, this is not a matter for discussion. This solution, even applied in experimental doses, is simply dismissed from the outset. So, let us wait a little longer. But the time is coming when solutions will have to be imposed for the good of souls.
Dear Sentinel friends, I insist, through your continuous public prayer, you are leading a decisive liturgical battle for the future of the Church and her mission. Your Parisian rosaries in front of the offices of the archdiocese, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday to Friday, from 1 to 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, Wednesday at 5 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, Sunday at 6:15 p.m., are a continuous demand for the traditional world to be heard at last. For the wall of silence to fall. You may rightly tell yourselves that your rosaries are like the trumpet blasts of Joshua's Hebrews surrounding the walls of Jericho. “The seventh time, the walls fell down,” said Victor Hugo’s alexandrine.
Echoes of the vigils: “You are very brave and they are very uncompassionate,” exclaims a passerby who declares himself “from the neighborhood” addressing both us and a group who was leaving the diocesan house and who did not have either a word or a sympathetic look for the poor sentinels caught in the snowstorm (Thursday, November 21 at 1 p.m.)
166ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI

Il 27 ottobre 2024 si è concluso a Roma il sinodo sulla sinodalità e, successivamente, dal 5 al 10 novembre, vacanza di Ognissanti 2024, i vescovi di Francia si sono riuniti a Lourdes. È affascinante notare che queste due assemblee, che si occupavano dello stato e del futuro del cattolicesimo, abbiano passato in un silenzio assordanti il mondo tradizionale e le sue esigenze liturgiche. Questo mondo per questi vescovi di Roma e di Francia è come se nemmeno esistesse: nessuna sinodalità per i nemici della sinodalità!
“Perché il Sinodo è stato così silenzioso sulla messa tradizionale latina? si chiede Edward Pentin nel NCRegister (Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique). “Le comunità tradizionali della Messa in latino prosperano in tutto il mondo con vocazioni in crescita e una forte partecipazione alla Messa, ma la loro esistenza è stata ignorata nell’assemblea di ottobre e nella relazione finale del Sinodo sulla sinodalità”. Alla domanda sul perché di tale silenzio, il cardinale Hollerich ha risposto: “Abbiamo discusso di cose a noi riferite dal popolo di Dio, e questa gente non ci ha scritto”.
Con tutto il rispetto, questo è falso, Eminenza! “Durante le fasi di consultazione a livello mondiale del sinodo 2021-2024”, come segnalato da Paix Liturgique France nella sua lettera del 12 novembre 2024, e il Register ne fa eco, “gruppi tradizionali come la Latin Mass Society of Great Britain (LMS) e la Federazione Internazionale Una Voce (FIUV) hanno incoraggiato i suoi membri a inviare contributi e molti hanno risposto condividendo le loro opinioni come parte del processo sinodale. […] Ma man mano che il sinodo andava avanti, questi contributi non furono incorporati nelle discussioni dell'assemblea e non furono inclusi nel documento finale”. Tuttavia, “nell'aprile di quest'anno, Jean-Pierre Maugendre, direttore del gruppo tradizionale francese Renaissance Catholique, ha rivolto direttamente alla sede del Sinodo un appello per la piena libertà della messa tradizionale, perché voleva che tutto il mondo tradizionale partecipasse al sinodo. Nessuna risposta, nemmeno una accusa di ricezione.”
Edward Pentin ha chiesto direttamente al cardinale Höllerich, arcivescovo del Lussemburgo, relatore del Sinodo, perché i cattolici tradizionali e le loro opinioni sulle vocazioni e su altre questioni non sono stati presi in considerazione nelle fasi finali del processo. Il cardinale ha risposto non senza mostrare alcun imbarazzo: “Ho delle persone che celebrano la messa in rito antico e ho dell’amicizia per loro. Immagino che in un mondo postmoderno questo possa avere il suo attrattivo; non lo condanno”. È già qualcosa. Ma ha aggiunto che il cattolicesimo tradizionale “non è un argomento per la discussione”. E per chiarire: “Non eravamo contro di loro; non eravamo per loro.”
Lo stesso silenzio durante l'assemblea dei vescovi di Francia a Lourdes, sulle rive del Gave. Un'assemblea piuttosto cupa, dove molti vescovi hanno riconosciuto che le loro diocesi stanno diventando un deserto in termini di clero. In occasione di un documento su “I bisogni che devono essere presi in considerazione nelle diocesi per sostenere il ministero dei presbiteri”, si è parlato ampiamente dei tanti sacerdoti Fidei Donum che vengono dall'Africa per far fronte come possono e tappare i buchi. Si sono chiesti come organizzare il loro “sbarco”, integrarli nel presbiterio, associarli al clero locale, ascoltare la loro esperienza. Insomma, come trovare spazio per “bianchi” e “neri”, come i fedeli delle diocesi rurali ormai distinguono i loro preti.
Ma allora, perché non trattare allo stesso modo e trovare il loro spazio al clero tradizionale che, senza poter colmare in alcun modo le lacune, ben lungi da esso, potrebbe comunque dare nuova vita a parrocchie e luoghi di culto? Sarebbe un po’ più complicato, è vero, ma varrebbe la pena di pensarci. Perché non pensare ad una “coesistenza” tra questi due tipi di chierici e questi due tipi di apostolato?
Ho già citato queste parole di Guillaume Cuchet in Famille Chrétienne del 12 febbraio 2024: “Passare dal 25% dei praticanti all'inizio degli anni '60 all'1,5% non è un successo! Alcuni cattolici lo hanno vissuto sinceramente [il Concilio] come un formidabile salto dottrinale e teologico, ma i risultati non sono arrivati. C’è qui una profonda delusione”. Questo, dice Guillaume Cuchet, è ciò che spiega in parte l’ascesa tradizionalista: i cattolici di base fanno volontariamente l’esperienza di questa liturgia. Aggiungo che tutte le nostre indagini ne sono la prova e lo ripetono, martellano e riaffermano. G. Cuchet continua: “Quindi, in questo contesto, arrivano i tradizionalisti e dicono: ‘Non siamo ancora stati messi alla prova, abbiamo una diagnosi, delle soluzioni, ecc.'”.
Ma ciò ai vescovi non interessa. Nemmeno fanno cenno di voler ascoltare. Come dice il cardinale Hollerich, questo non è un argomento per la discussione. Questa soluzione, anche applicata in dosi sperimentali, è del tutto da scartare dall’inizio. Quindi, aspettiamo ancora un po'. Ma si avvicina il momento in cui si dovranno imporre soluzioni per il bene delle anime.
Cari amici sentinelle, vi ripeto, attraverso la vostra continua preghiera pubblica, rappresentate e incarnate un combattimento liturgico decisivo per il futuro della Chiesa e della sua missione. I vostri rosari parigini davanti agli uffici dell’arcidiocesi, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13 alle 13,30, a Saint-Georges de La Villette, 114 ave. Simón Bolívar, mercoledì alle 17, davanti a Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, domenica alle 18,15, sono un continuo e fermo appello affinché il mondo tradizionale possa finalmente farsi sentire. Affinché possa cadere il muro del silenzio. Dite a voi stessi che i vostri rosari sono come gli squilli di tromba degli ebrei di Giosuè che circondano le mura di Gerico. "Alla settima volta, le mura caddero", dice l'alessandrino di Victor Hugo.
Echi delle veglie: "Voi siete molto coraggiosi e loro sono molto poco compassionevoli", esclama un passante che si dichiara "del quartiere” rivolgendosi sia a noi che al gruppo che esce dalla casa diocesana e che non ha nemmeno una parola o un cenno per le povere sentinelle intrappolati in mezzo alla tempesta di neve (giovedì 21 novembre alle 13!)
SEMANA 166: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS

El 27 de octubre de 2024 se terminó en Roma el sínodo sobre la sinodalidad y, posteriormente, del 5 al 10 de noviembre, vacaciones de Todos los Santos de 2024, los obispos de Francia se reunieron en Lourdes. Es fascinante observar que estas dos asambleas, que trataron sobre el estado y el futuro del catolicismo, guardaron un silencio ensordecedor sobre el mundo tradicional y sus demandas litúrgicas, que para los obispos de Roma y Francia ni siquiera existe: ¡no hay sinodalidad para los enemigos de la sinodalidad!
“¿Por qué el Sínodo guardó tanto silencio sobre la misa tradicional en latín? pregunta Edward Pentin en el National Catholic Register Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique ¿Por qué el Sínodo permaneció tan silencioso sobre la misa en latín tradicional? National Catholic Register). “Las comunidades tradicionales de Misa en latín prosperan en todo el mundo con vocaciones crecientes y una fuerte participación en la Misa, pero su existencia fue ignorada en la asamblea de octubre y en el informe final del Sínodo sobre la Sinodalidad.” Cuando se le preguntó por qué había tanto silencio, el cardenal Hollerich respondió: “Hemos discutido cosas informadas por el pueblo de Dios, y esta gente no nos ha escrito.”
¡Con el debido respeto, esto es falso, Eminencia! “Durante las fases de consulta global del sínodo 2021-2024, Paix Liturgique France nos dice en su correo del 12 de noviembre de 2024, del que se hace eco el National Catholic Register, grupos tradicionales como la Latin Mass Society of Great Britain (LMS) y la Federación Internacional Una Voce (FIUV) alentaron a sus miembros a enviar contribuciones y muchos respondieron compartiendo sus puntos de vista como parte del proceso sinodal. […] Pero a medida que avanzaba el sínodo, estas contribuciones no fueron incorporadas a las discusiones de la asamblea y no fueron incluidas en el documento final. Sin embargo, “en abril de este año, Jean-Pierre Maugendre, director del grupo tradicional francés Renaissance Catholique, envió directamente a la oficina del Sínodo un llamamiento a la plena libertad de la misa tradicional, porque quería que todo el mundo tradicional participara en el sínodo.” Ninguna respuesta, ni siquiera un acuse de recibo.
Edward Pentin preguntó directamente al cardenal Höllerich, arzobispo de Luxemburgo, relator del Sínodo, por qué los católicos tradicionales y sus puntos de vista sobre las vocaciones y otras cuestiones no fueron tenidos en cuenta en las etapas finales del proceso. El cardenal respondió molesto: “Hay gente que celebra misa en el rito antiguo y soy amigo de ellos. Me imagino que en un mundo posmoderno esto resulta atractivo; no condeno esto.” No es tan malo. Pero añadió que el catolicismo tradicional “no era un tema de discusión”. Y para aclarar: “No estábamos en contra de ellos; no estábamos a su favor.”
El mismo silencio durante la asamblea de los obispos de Francia en Lourdes, a orillas del Gave. Una asamblea bastante sombría, donde muchos obispos reconocieron que sus diócesis se estaban convirtiendo en desiertos sacerdotales. Con motivo de un documento sobre “Las necesidades que deben tenerse en cuenta en las diócesis para apoyar el ministerio de los sacerdotes”, se habló ampliamente de los numerosos sacerdotes Fidei Donum que llegan de África para tapar los agujeros lo mejor que puedan. Se preguntaban cómo organizar su “desembarco”, integrarlos en el presbiterio, asociarlos al clero local, escuchar su experiencia. En resumen, cómo hallar lugar para “blancos” y “negros”, como los fieles de las diócesis rurales distinguen ahora a sus sacerdotes.
Pero entonces, ¿por qué no tratar del mismo modo al clero tradicional y hacerle su lugar? Este clero no llenaría huecos sino que podría insuflar nueva vida a las parroquias y lugares de culto. Sería un poco más complicado, pero valdría la pena pensarlo. ¿Por qué no pensar una “convivencia” entre estos dos tipos de clérigos y estos dos dos tipos de apostolado?
Ya he citado estas palabras de Guillaume Cuchet en Famille Chrétienne del 12 de febrero de 2024: “¡Pasar del 25% de los practicantes a principios de los años 60 al 1,5% no es un éxito! Algunos católicos lo vivieron sinceramente [el Concilio] como un formidable salto doctrinal y teológico, pero los resultados no llegaron. Hay allí una profunda decepción.” Esto, dice Guillaume Cuchet, es lo que explica en parte el auge tradicionalista: los católicos de base experimentan voluntariamente esta liturgia. Yo añadiría que todas nuestras encuestas son pruebas repetidas, martilladas y reafirmadas de ello. G. Cuchet continúa: “Entonces, en este contexto, llegan los tradicionalistas que dicen: “Aún no hemos sido puestos a prueba, tenemos diagnóstico y soluciones, etc.”
Pero a los obispos no les importa. Ni siquiera escuchan. Como dice el cardenal Höllerich, esto no es tema de discusión. Esta solución, incluso aplicada en dosis experimentales, la consideran completamente irrelevante. Esperemos un poco más. Pero se acerca el tiempo en que habrá que imponer soluciones para el bien de las almas.
Queridos amigos centinelas, les repito que ustedes representan, a través de su oración pública continua, un combate litúrgico decisivo por el futuro de la Iglesia y su misión. Los rosarios parisinos frente a las oficinas del arzobispado, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30 horas, en Saint-Georges de La Villette, 114 av. Simón Bolívar, los miércoles a las 17 horas, frente a Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, los domingo a las 18:15 horas, son un pedido continua para que el mundo tradicional sea finalmente escuchado. Para que caiga el muro del silencio. Díganse a ustedes mismos que sus rosarios son como los toques de trompeta de los hebreos de Josué que rodeaban los muros de Jericó. “A la séptima vez, los muros cayeron”.
Ecos de las vigilias: “Ustedes son muy valientes y ellos son muy poco compasivos”, exclama un transeúnte que declara que se “dirige tanto a nosotros como al grupo que sale de la casa diocesana y que no tiene ni una palabra ni una mirada para los pobres centinelas atrapados en una tormenta de nieve” (la primera de la temporada en París, el jueves 21 de noviembre a las 13 h).
166. WOCHE: DIE WÄCHTER SETZEN IHRE GEBETE
FÜR DIE VERTEIDIGUNG DER TRADITIONELLEN MESSE
VOR DER ERZDIÖZESE VON PARIS FORT

Am 27. Oktober 2024 wurde in Rom die Synode zur Synodalität abgeschlossen und anschließend trafen sich die Bischöfe Frankreichs vom 5. bis 10. November, Allerheiligen 2024, in Lourdes. Es ist faszinierend festzustellen, dass diese beiden Versammlungen, die sich mit dem Zustand und der Zukunft des Katholizismus befassten, über die traditionelle Welt und ihre liturgischen Anforderungen ohrenbetäubend schwiegen. Diese Welt existiert für diese Bischöfe von Rom und Frankreich gar nicht: Für die Feinde der Synodalität gibt es keine Synodalität!
„Warum schwieg die Synode so sehr zur traditionellen lateinischen Messe? fragt Edward Pentin im NCRegister (Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique). „Traditionelle lateinische Messgemeinschaften gedeihen auf der ganzen Welt mit wachsenden Berufungen und starker Beteiligung an der Messe, aber ihre Existenz wurde in der Oktoberversammlung und im Abschlussbericht der Synode zur Synodalität ignoriert.“ Auf die Frage, warum es so viel Schweigen gebe, antwortete Kardinal Hollerich: „Wir haben über Dinge gesprochen, die vom Volk Gottes berichtet wurden, und diese Leute haben uns nicht geschrieben.“
Bei allem Respekt, das ist falsch, Eminenz! „Während der globalen Konsultationsphasen der Synode 2021–2024 teilt der Register, wie hatte Paix Liturgique France in seinem Brief vom 12. November 2024 auch mitgeteilt, dass „traditionelle Gruppen wie die Latin Mass Society of Great Britain (LMS) und die International Una Voce Federation (FIUV) ermutigte ihre Mitglieder, Beiträge einzusenden, und viele antworteten, indem sie im Rahmen des Synodenprozesses ihre Ansichten teilten. […] Im Verlauf der Synode wurden diese Beiträge jedoch nicht in die Diskussionen der Versammlung einbezogen und nicht in das Abschlussdokument aufgenommen.“ Doch „im April dieses Jahres richtete Jean-Pierre Maugendre, Leiter der traditionellen französischen Gruppe Renaissance Catholique, direkt an das Synodenbüro einen Appell für die volle Freiheit der traditionellen Messe, weil er wollte, dass die gesamte traditionelle Welt daran teilnimmt. Keine Antwort, nicht einmal eine Empfangsbestätigung.“
Edward Pentin fragte direkt Kardinal Höllerich, Erzbischof von Luxemburg und Berichterstatter der Synode, warum traditionelle Katholiken und ihre Ansichten zu Berufungen und anderen Themen in der Endphase des Prozesses nicht berücksichtigt wurden. Der Kardinal antwortete wütend: „Ich habe Leute, die die Messe im alten Ritus feiern, und mit ihnen bin ich befreundet. Ich stelle mir vor, dass das in einer postmodernen Welt attraktiv ist; ich verurteile das nicht.“ Ist doch nicht schlimm. Er fügte jedoch hinzu, dass der traditionelle Katholizismus „kein Diskussionsthema“ sei. Und um es klarzustellen: „Wir waren nicht gegen sie; wir waren nicht für sie.“
Das gleiche Schweigen während der Versammlung der Bischöfe Frankreichs in Lourdes, am Ufer des Gave. Eine eher düstere Versammlung, bei der viele Bischöfe erkannten, dass ihre Diözesen zu Priesterwüsten wurden. Anlässlich eines Dokuments zum Thema „Die Bedürfnisse, die in Diözesen bei der Unterstützung des Priesteramts berücksichtigt werden müssen“ wurde ausführlich über die vielen Fidei Donum-Priester gesprochen, die aus Afrika kommen, um die Lücken so gut es geht zu stopfen. Sie fragten sich, wie sie ihre „Ausschiffung“ organisieren, sie in das Presbyterium integrieren, sie mit dem örtlichen Klerus verbinden und sich ihre Erfahrungen anhören könnten. Kurz gesagt, wie kann man Platz für „Weiße“ und „Schwarze“ finden, wie die Gläubigen in ländlichen Diözesen heute ihre Priester unterscheiden?
Aber warum sollte man dann nicht auch den traditionellen Klerus behandeln und seinen Platz einnehmen, der, ohne in irgendeiner Weise in der Lage zu sein, die Lücken zu schließen, den Pfarreien und Gotteshäusern neues Leben einhauchen könnte? Es wäre etwas komplizierter, aber es wäre eine Überlegung wert. Warum nicht über eine „Koexistenz“ zwischen diesen beiden Arten von Priester und diesen beiden Arten von Apostolat nachdenken?
Ich habe bereits diese Worte von Guillaume Cuchet in Famille Chrétienne vom 12. Februar 2024 zitiert: „Es ist kein Erfolg, von 25 % der Praktizierenden in den frühen 1960er Jahren auf 1,5 % zu steigen! Einige Katholiken empfanden es [das Konzil] aufrichtig als einen gewaltigen doktrinären und theologischen Sprung, doch die Ergebnisse blieben aus. Da ist eine tiefe Enttäuschung.“ Dies, sagt Guillaume Cuchet, erklärt teilweise den Aufstieg des Traditionalismus: Basiskatholiken probieren diese Liturgie freiwillig aus. Ich möchte hinzufügen, dass alle unsere Umfragen wiederholte, gehämmerte und erneut bestätigte Beweise dafür sind. G. Cuchet fährt fort: „In diesem Zusammenhang kommen also die Traditionalisten und sagen: ‚Wir wurden immer noch auf die Probe gestellt, wir haben eine Diagnose und Lösungen usw.‘.“
Aber den Bischöfen ist das egal. Sie hören nicht einmal zu. Wie Kardinal Hollerich sagt, ist dies kein Diskussionsthema. Diese Lösung ist selbst in experimentellen Dosen völlig irrelevant. Warten wir also noch etwas. Aber die Zeit rückt näher, in der Lösungen zum Wohle der Seelen durchgesetzt werden müssen.
Liebe Wächterfreunde, ich wiederhole, dass Sie durch Ihr kontinuierliches öffentliches Gebet einen entscheidenden liturgischen Kampf für die Zukunft der Kirche und ihrer Mission darstellen. Ihre Pariser Rosenkränze vor den Büros des Erzbistums, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Montag bis Freitag, von 13.00 bis 13.30 Uhr, in Saint-Georges de La Villette, 114 Avenue. Simón Bolívar, Mittwoch um 17 Uhr, vor Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, Sonntag um 18:15 Uhr, sind eine ständige Forderung, dass die traditionelle Welt endlich gehört wird. Damit die Mauer des Schweigens fällt. Sagen Sie sich, dass Ihre Rosenkränze wie die Posaunenstöße aus Josuas Hebräerbrief sind, der die Mauern von Jericho umgibt. „Zum siebten Mal fielen die Mauern“, sagte der Alexandriner von Victor Hugo.
Echos der Mahnwachen: „Sie sind sehr mutig und sie sind sehr unbarmherzig“, ruft ein Passant aus, der erklärt, er sei „aus der Nachbarschaft“ und dreht sich zu uns und der Gruppe um, die das Diözesanhaus verlässt, ohne ein Wort zu sagen oder einen mitfühlenden Blick auf die armen Wachen zu werfen, die in einen Schneesturm geraten sind. (Donnerstag, 21. November um 13 Uhr!)
166ª SEMANA: OS SENTINELAS CONTINUAM AS SUAS ORAÇÕES
PELA DEFESA DA MISSA TRADICIONAL
DIANTE DA ARQUIDIOCESE DE PARIS

A 27 de Outubro de 2024, encerrou-se em Roma o sínodo sobre a sinodalidade, e, logo depois, de 5 a 10 de Novembro, férias de Todos os Santos de 2024, reuniram-se em Lourdes os bispos de França. É fascinante notar como estas duas assembleias, que se ocuparam do estado e do futuro do catolicismo, guardaram um silêncio ensurdecedor sobre o mundo tradicional e as suas exigências litúrgicas. Para estes bispos de Roma e de França, esse mundo, é como se nem existisse: nenhuma sinodalidade para os inimigos da sinodalidade!
“Porquê tamanho silêncio durante o Sínodo acerca da missa tradicional em latim? pergunta Edward Pentin no NCRegister (Pourquoi le Synode a-t-il été si silencieux sur la messe latine traditionnelle ?| Registre national catholique). «As comunidades tradicionais de missa em latim estão a prosperar em todo o mundo, com vocações crescentes e uma altíssima participação de fiéis na missa, mas a sua existência foi ignorada durante a assembleia de Outubro e no relatório final do Sínodo sobre a Sinodalidade.» Quando questionado sobre o porquê de tal silêncio, o Cardeal Hollerich respondeu: «Discutimos coisas relatadas pelo povo de Deus, e essa gente não nos escreveu.»
Com todo o respeito, isso é falso, Eminência! “Durante as fases de consulta a nível mundial do Sínodo 2021-2024, como relatou Paix Liturgique France na sua carta de 12 de novembro de 2024 e agora repetido pelo Register, «grupos tradicionais como a Latin Mass Society of Great Britain (LMS) e a Federação Internacional Una Voce (FIUV) incentivaram os seus membros a enviar contributos, e muitos responderam partilhando os seus pontos de vista como parte do processo sinodal. […] Mas à medida que o Sínodo avançava, estes contributos não chegaram a ser incorporados nas discussões da assembleia e não foram incluídos no documento final.» Contudo, «em Abril deste ano, Jean-Pierre Maugendre, director do grupo tradicional francês Renaissance Catholique, enviou directamente ao gabinete do Sínodo um apelo pedindo plena liberdade para a missa tradicional, porque queria que todo o mundo tradicional participasse no sínodo. Nenhuma resposta, nem ao menos um aviso de recepção.»
Edward Pentin perguntou directamente ao Cardeal Höllerich, Arcebispo do Luxemburgo e relator do Sínodo, porque é que os católicos tradicionais e as suas opiniões sobre as vocações e outras questões não foram tidos em conta nas fases finais do processo. O cardeal respondeu, algo embaraçado: «Tenho pessoas que celebram missas no rito antigo e sou amigo delas. Imagino que num mundo pós-moderno isto possa vir a ser atraente; não condeno isso.» Já é alguma coisa. Mas logo acrescentou que o catolicismo tradicional «não era um tema para a discussão». E para ficar claro: “Não estávamos contra eles; não estávamos por eles».
O mesmo silêncio durante a assembleia dos bispos de França em Lourdes, nas margens do Gave. Uma assembleia bastante sombria, onde muitos bispos reconheceram que as suas dioceses se estavam a tornar em desertos sacerdotais. Por ocasião de um documento sobre “As necessidades que devem ser tidas em conta nas dioceses para apoiar o ministério dos sacerdotes”, falou-se muito sobre os muitos sacerdotes Fidei Donum que vêm de África para tapar os buracos da melhor forma possível. Perguntavam-se como organizar o seu “desembarque”, integrá-los no presbitério, associá-los ao clero local, ouvir a sua experiência. Em suma, como encontrar espaço para “brancos” e “negros”, como os fiéis nas dioceses rurais distinguem agora os seus sacerdotes.
Mas então, porque não tratar da mesma forma e ajudar a encontrar o seu lugar ao clero tradicional, que, sem poder preencher as lacunas, longe disso, poderia no entanto dar nova vida às paróquias e aos locais de culto? Seria um pouco mais complicado, é certo, mas valeria a pena pensar nisso. Porque não pensar numa “coexistência” entre estes dois tipos de clérigos e estes dois tipos de apostolado?
Tive já a ocasião de citar em tempos estas palavras de Guillaume Cuchet na Famille Chrétienne de 12 de Fevereiro de 2024: «Passar de 25% de praticantes no início dos anos 60 para 1,5% não é um sucesso! Alguns católicos viveram-no sinceramente [o Concílio] como um formidável salto doutrinal e teológico, mas os resultados acabaram por não chegar. Há nisto uma profunda decepção.» Isto, diz Guillaume Cuchet, é o que explica em parte a ascensão tradicionalista: os católicos “de base” fazem voluntariamente e de bom grado a experiência desta liturgia. E posso, aliás, acrescentar que todas as nossas sondagens são a prova repetidas, martelada e reafirmada disso mesmo. G. Cuchet continua: «Então, neste contexto, eis que chegam os tradicionalistas e dizem: “Nunca chegaram a pôr-nos à prova, temos um diagnóstico e soluções, etc’.»
Mas os bispos não querem saber. Nem sequer nos ouvem. Como diz o Cardeal Hollerich, este não é tema de discussão. Esta solução, mesmo aplicada em doses experimentais, é completamente descartada, antes mesmo de se iniciar a falar. Esperemos, então, um pouco mais. Mas aproxima-se o tempo em que se deverão impor soluções para o bem das almas.
Caros amigos sentinelas, insisto em dizer que, com a vossa oração pública contínua, sois representantes de um combate litúrgico decisivo para o futuro da Igreja e da sua missão. Os vossos terços parisienses em frente da sede da arquidiocese, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de segunda a sexta-feira, das 13h00 às 13h30, em Saint-Georges de La Villette, 114 ave. Simón Bolívar, quarta-feira às 17h00, em frente à Notre-Dame du Travail, 59 rue Vercingétorix, domingo às 18h15, dão voz à demanda contínua para que o mundo tradicional seja finalmente ouvido. Para que caia enfim o muro do silêncio. Podeis, pois, dizer a vós mesmos que os vossos terços são como o toque da trombeta dos hebreus de Josué a rodear as muralhas de Jericó. «À sétima vez, os muros caíram», dizia o alexandrino de Victor Hugo.
Eco das vigílias: «São muito corajosos, e eles muito pouco compassivos», exclama um passante que se apresenta como sendo «da vizinhança», dirigindo-se a nós e a um grupo que está a sair da casa diocesana sem sequer uma palavra ou um olhar de simpatia para os pobres sentinelas, apanhados no meio duma tempestade de neve (quinta-feira, 21 de novembro, às 13h00!).